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2020-07-22T21:31:44+02:00

Prunes

Publié par Mariellefantaisies

Prunes

La vie c'est simple comme bonjour !

Ce matin une ancienne voisine de la rue ou j'habitais avant, est venue m'apporter des prunes de son jardin !

Aussitôt apportées aussitôt confiturées tongue Résultat 4 pots de confitures .

 

  

Pour l'occasion j'ai trouvé un poème d’Alphonse DauDet  

 

Les prunes " dans le recueil les amoureuses "

Si vous voulez savoir comment
Nous nous aimâmes pour des prunes,
Je vous le dirai doucement,
Si vous voulez savoir comment.
L’amour vient toujours en dormant,
Chez les bruns comme chez les brunes ;
En quelques mots voici comment
Nous nous aimâmes pour des prunes.

II.

Mon oncle avait un grand verger
Et moi j’avais une cousine ;
Nous nous aimions sans y songer,
Mon oncle avait un grand verger.
Les oiseaux venaient y manger,
Le printemps faisait leur cuisine ;
Mon oncle avait un grand verger
Et moi j’avais une cousine.

III

Un matin nous nous promenions
Dans le verger, avec Mariette :
Tout gentils, tout frais, tout mignons,
Un matin nous nous promenions.
Les cigales et les grillons
Nous fredonnaient une ariette :
Un matin nous nous promenions
Dans le verger avec Mariette.

IV

De tous côtés, d’ici, de là,
Les oiseaux chantaient dans les branches,
En si bémol, en ut, en la,
De tous côtés, d’ici, de là.
Les prés en habit de gala
Étaient pleins de fleurettes blanches.
De tous côtés, d’ici, de là,
Les oiseaux chantaient dans les branches.

V

Fraîche sous son petit bonnet,
Belle à ravir, et point coquette,
Ma cousine se démenait,
Fraîche sous son petit bonnet.
Elle sautait, allait, venait,
Comme un volant sur la raquette :
Fraîche sous son petit bonnet,
Belle â ravir et point coquette.

VI

Arrivée au fond du verger,
Ma cousine lorgne les prunes ;
Et la gourmande en veut manger,
Arrivée au fond du verger.
L’arbre est bas ; sans se déranger
Elle en fait tomber quelques-unes :
Arrivée au fond du verger,
Ma cousine lorgne les prunes.

VII

Elle en prend une, elle la mord,
Et, me l’offrant : « Tiens !… » me dit-elle.
Mon pauvre cœur battait bien fort !
Elle en prend une, elle la mord.
Ses petites dents sur le bord
Avaient fait des points de dentelle…
Elle en prend une, elle la mord,
Et, me l’offrant : « Tiens !… » me dit-elle.

VIII

Ce fut tout, mais ce fut assez ;
Ce seul fruit disait bien des choses
(Si j’avais su ce que je sais !…)
Ce fut tout, mais ce fut assez.
Je mordis, comme vous pensez,
Sur la trace des lèvres roses :
Ce fut tout, mais ce fut assez ;
Ce seul fruit disait bien des choses.

IX

À MES LECTRICES.

Oui, mesdames, voilà comment
Nous nous aimâmes pour des prunes :
N’allez pas l’entendre autrement ;
Oui, mesdames, voilà comment.
Si parmi vous, pourtant, d’aucunes
Le comprenaient différemment,
Ma foi, tant pis ! voilà comment
Nous nous aimâmes pour des prunes.

Prunes

 

Voir les commentaires

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commentaires
M
Bien je ne sais pas je n'ai jamais été brune  <br />  
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B
Comme dit la chanteuse Lio: "Les brunes comptent pas pour des prunes", mais surtout t'es une nounou d'Enfer et hyper sympa !<br /> Donc merci à notre ancienne voisine et vive les prunes !
Répondre
M
@ Oui elles le sont un peu en effet !<br /> en plus elles étaient sacrément mûres c'est pour ça que j'ai opté pour la confiture !!! <br /> Bonne soirée Joëlle 
Répondre
J
Zu fait un peu en avance cette annee les prunes..Bonne journée
Répondre
J
Sacrée Marielle !
Répondre

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